Froid et chaud dans le Cantal où DAX s'incline 27 à 22 avec le BD.
Par Pierdax
Température hivernale et ciel couvert au stade Jean ALRIC d'AURILLAC où il n'est jamais très bon de venir disputer un match de rugby à cette époque de l'année car l'adversaire s'avère le plus souvent coriace et difficile à vaincre dans le froid du Cantal. C'est pourtant avec l'envie de gagner que les joueurs Dacquois et le staff ont fait ce déplacement en espérant poursuivre leur belle série de victoires et terminer en beauté cette phase « aller » de PROD2 .
C'est Ugo SEUNES qui donne le coup d'envoi pour AURILLAC, Romuald SEGUY dans ses 22m manque la sortie de camp il ne trouve pas la touche mais donne un superbe ballon de relance aux locaux qui pilonnent devant la ligne d’en-but avec MASTERSON à la conclusion 7 à 0 à la 2 ième minute. En ce début de match les joueurs d'AURILLAC ont des intentions, ils grattent des ballons, sont agressifs en défense, même s'ils se font pénaliser sur la première mêlée (5e) ils sont à l'image de leur fer de lance Lucas OUDARD, ils jouent !
Les Dacquois ont laissé passé l'orage et se reprennent en dominant les mêlées fermées, ils relancent de leurs 22 mètres par Diego MIRANDA auteur d'une belle percée, quelques transmissions de balle dans le tempo et Maxime OLTMAN trouve Genesis LEMALU pour l'égalisation ( 7 à 7, 13e). Le renvoi d'AURILLAC est direct en touche, plusieurs mêlées s'en suivent sur l'une d'elle notre n°9 part côté ouvert, superbe charge de J.Baptiste BARRERE, regroupement, Paul RAVIER s'échappe côté fermé pour marquer un véritable essai de 1/2 de mêlée transformé par Romuald SEGUY (7 à 12, 22e). Dax est dans le match mais AURILLAC ne lâche rien. A la 25e, Théo DUPRAT trouve une belle touche suivie d'un ballon porté qui aboutit dans l'en-but mais l'arbitre M BEUN n'accorde pas d'essai aux Dacquois.
A la suite de cet échec, les joueurs de Jeff DUBOIS sont perturbés, ils écopent d'une première pénalité contre J.Baptiste SINGER (prise au cou, 32e) puis subissent la pression des hommes de TISON. A la 33e, les Dacquois manquant de rigueur laissent filer le centre NIKO à l'essai, avec la transformation du buteur SEUNES les Cantalous reprennent l'avantage ( 14 à 12 ). A noter la défense spectaculaire de Diogo FEREIRA sur un nouveau départ dangereux d'AURILLAC puis une position de hors-jeu de Paul RAVIER qui porte le score à 17 à 12 (37e).
Une nouvelle occasion de réduire le score pour les « blancs » de DAX à l'approche de la mi-temps, ils ne prennent pas les points, pourtant à la portée de Romuald SEGUY, mais jouent la pénaltouche puis le maul qui sera stoppé par la très bonne défense des « rouges » d'AURILLAC si bien que le score en reste là, à la pose (17 à 12 ) pour les locaux.
Une première période où chaque équipe a eu ses temps forts avec cependant plus d'efficacité, de conviction et de pragmatisme chez les joueurs du Cantal qui ont mieux géré et qui mènent logiquement sur leur terrain.
Dès la reprise DAX obtient une pénalité aux 45m mais fait encore une fois le choix de la pénaltouche avec Étienne LOIRET dans les airs mais sur l'attaque qui suit Jale VATUBUA commet un en-avant (41e), nouvel échec devant une défense hermétique des joueurs de Roméo GONTINEAC. Ce temps fort du pack Dacquois sera malgré tout récompensé par une avancée de 20 mètres d'un ballon porté dont se saisit l'opportuniste n°9 Paul RAVIER qui se faufile jusque dans l'en-but pour un essai sous les poteaux. Avec la transformation de Romuald SEGUY les Landais prennent l'avantage (17 à 19, 48e).
Le coaching qui suit est un tournant du match, Dino CASADEÏ, Louis BARRERE et Diego FERREIRA sont remplacés par Louis MARY, Kito FALATEA et David LOLOHEA (46e) alors que Brice FERRER et Arnaud ALETTI remplacent J.B SINGER et JB BARRERE (50e). La domination Dacquoise s'estompe, les locaux reprennent les commandes bien aidés par les lancers approximatifs de notre talonneur remplaçant (51e) et ses passes qui atomisent son 1/2 de mêlée (52e), par les ballons sur pénalités qui ne trouvent pas la touche (Romuald SEGUY 53e), par la sortie de Paul RAVIER surprenant d'efficacité depuis ses derniers matchs (55e).
Dès lors AURILLAC commence à faire rentrer son banc ( 6 avants pour 2 trois-quarts ) pour prendre le match en main et balayer les DACQUOIS. Lucas OUDARD, l'homme du match, passe en revue Brice FERRER, Kito FALATEA et Diogo MIRANDA sur une percée au ras du regroupement pour concrétiser le temps fort de son équipe et lui redonner l'avantage, ABZHANDADZE transforme ( 24 à 19, 61e).
NIKO se blesse sur un choc avec Kito FALATEA (68e) , le jeu s'arrête près de 10mn suite au KO du 3/4 centre évacué sur civière et pénalisé. Romuald SEGUY des 30m réduit le score ( 24 à 22 ).
ABZHANDADZE l'imite peu de temps après (70e) suite à une faute de Sylvère RETEAU bloqué par Lucas OUDARD. (27 à 22 ).
Il ne reste que quelques minutes aux DACQUOIS pour essayer de décrocher la victoire mais ils commettent trop de fautes pour espérer revenir. Bien au contraire ils sont près de perdre le Bonus Défensif avec le tir au but trop court (ouf !) de PAPUNASHVILI qui passe sous la barre suite à une faute de TUTUVULI (73e).
Kito FALATEA, décidément très en difficulté sur ce match, commet un en-avant (74e) et se fait sanctionner dans un ruck (79e) offrant ainsi une nouvelle chance aux locaux de sortir DAX du bonus défensif. La tentative de transformation est confiée à ABZHANDADZE qui effleure le poteau gauche (re-ouf !).
DAX a eu chaud en fin de match mais s'en sort bien, score final 27 à 22 pour AURILLAC , BD pour DAX !
Cette rencontre qui s'est terminée sous la pluie et dans le froid glacial du Cantal a surtout vu une envie débordante d'AURILLAC qui jouait gros pour son maintien en ProD2 et qui réalise, selon son entraîneur, sa meilleure prestation depuis bien longtemps alors que les DACQUOIS qui pensaient surfer sur leurs victoires précédentes n'ont su maîtriser ce match que pendant 20 minutes commettant trop de fautes, d'approximations et d'imprécisions notamment en touche en deuxième mi-temps. C'est donc 1 point , certes un peu chanceux, qui est venu remplir la gibecière de l' USD (39 points) à l'issue de cette phase « aller » pour le moins passionnante et riche en rebondissements.
On souhaite à cette équipe de DAX qui a acquis le soutien inconditionnel de ses supporters de passer de bonnes vacances et de profiter, avec modération bien sûr, des festivités de fin d'année avant de retrouver Maurice Boyau en 2015 pour d'autres aventures que chacun espère tout aussi palpitantes. Allez DAX !
Par Dalton
1 point de bonus offensif, ça aurait pu être mieux , mais nous aurions pu rentrer à vide de ce dernier match de l’année civile…
Devant un stade aux étagères parcimonieusement garnies (le supporteur cantalou a du préférer rester au chaud regarder le match devant la cheminée) et une petite trentaine de supporteurs dacquois, nos joueurs sont cueillis à froid et encaissent un essai au bout de 90 secondes de jeu…
Il faut attendre la 14ème pour voir Lemalu et une transformation de Seguy mettre les équipes à égalité.
La 1ère mi-temps verra un chassé croisé entre les 2 équipes, Dax prenant l’avantage à la 21ème sur une essai de Ravier (7-12), Aurillac rendant la pareille à la 33ème (14-12), la mi-temps arrivant sur le score de 17-à 12 après une pénalité des auvergnats.
Le sentiment général est à ce moment là qu’il y a la place pour ramener une hotte garnie des 4 points de la victoire, le père Noël dacquois n’est-il pas venu du Lot voisin pour cela ?
Effectivement à la 48ème, Paul Ravier double la mise et les blancs et dorés prennent la tête avec la transformation de Romuald Seguy 17-19.
Mais il devait être écrit que nous n’y arriverons pas, nos joueurs tombent dans le piège et se mettent à déjouer, fournissant même des munitions à nos adversaires avec des coups de pieds de replacement hasardeux et des pizzas généreusement distribuées : à la 31ème, Aurillac reprend le score 24-19 ; quelques minutes ensuite Seguy réduit la marque (24-22) mais Aurillac qui ne lâche rien rajoute 3 points nous laissant à la limite du bonus défensif mais dans l’obligation de marquer un essai pour reprendre l’avantage.
Ce bonus, nous aurions pu en être privés, le buteur aurillacois ayant par 2 fois la possibilité d’aggraver le score dans les 5 dernières minutes.
Le score en restera là, les supporteurs auvergnats sont ravis, ces 4 points leur permet de mettre un peu de distance avec la zone rouge.
Un match largement à notre portée, malheureusement, ça n’a pas voulu le faire.
N’y pensons plus, 6èmes à l’issue des matchs allers, qui l’eut cru Lustucru ?
Le maintien semble acquis puisque 4 victoires devraient suffire pour cela le 15ème étant 15 points derrière nous.
De bonnes fêtes de Noël et de fin d’année.
A l’année prochaine pour un match à domicile contre les corréziens de Brive.
Par Guilhem
Aurillac, c’est un peu notre jumeau des montagnes. Beaucoup de similitudes entre les deux clubs : agglomérations d’une trentaine de milliers d’habitants, queues de classements concernant les budgets, credo de la formation et présence assidue à cet échelon du rugby professionnel. Le Stade Aurillacois est d’ailleurs le doyen de la PRO D2 avec 21 saisons à son compteur. Ironie du sort, le vendredi 23 mars 2018, leur victoire contre Vannes, scellait la relégation de l’USDAX en Fédérale 1. En 2016, le club du Cantal, se paie même le luxe de disputer une finale d’accession, qu’il perdra contre Bayonne. Aujourd’hui, comme à quasiment chaque début de saison, le Stade Aurillacois est cité parmi les équipes promises à la descente en Nationale. Mais à l’image de Jean Alric, ancien joueur et résistant fusillé par les SS en 1944, qui a donné son nom au Stade, la résistance est féroce. Un déplacement sur leur terre est synonyme de froid, d’hiver et de neige, de conquête rugueuse, et même de fumets d’un bœuf qui se fait embrocher ! Ce club s’appuie sur les jeunes et la formation. Les Espoirs n’ont-ils pas été Champions de France en 2022, en battant le Stade Toulousain. Tout le monde connait également sa filière Georgienne, et ses bonnes relations avec le club de Clermont, font que des jeunes joueurs à fort potentiel, viennent s’aguerrir dans le Cantal. Entre 2015 et 2017 Aurillac a enchainé la bagatelle de 35 victoires à domicile.
Des cadres ont quitté le club à l’inter-saison, mais Aurillac rebâtit inlassablement, comme il a coutume de le faire. Rodgers, Loughane, Bloemen , Backhouse, Tison, Oudard, Delarue, Pieters, Manuoletoa, Papunashvili ou le jeune Ugo Seunes, sont des valeurs sûres de son effectif. Le XV dacquois, auteur de 12 points sur 15 possibles sur ce bloc, se déplacera sans aucune pression. Sans doute avec une équipe largement remaniée. Comme d’habitude me direz-vous. Peut-être que quelques Espoirs seront récompensés en accédant au groupe élargi ? Mais notre ADN restera inchangé. Seule question : notre Massif central, Jibé Singer, sera-t-il du voyage pour aller défier ses anciens coéquipiers ? Il est de plus en plus avéré que ce formidable groupe est capable de déplacer des montagnes, pour se faire une place vers les sommets. Certain qu’il faudra le mental pour tarauder la croûte des représentants du Cantal. Premier épisode d’une histoire qui va s’écrire en deux tommes ?