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DAX
ProD2 2004-2005 J14
17 - 15
 
Terminé
AUR

Statistiques

US Dax

17 - 15

Samedi 11 décembre 2004

19h00

Stade Maurice-Boyau (Dax)

Essais
2 0
Transformations
2 0
Pénalités
1 4
Drops
0 1
Cartons Jaunes
1 1

Stade Aurillacois

Merci Penauille !

Par D@niel

La fraîcheur de décembre, la froidure diront certaines, ne changeait rien aux mauvaises habitudes dacquoises: dominateurs en mêlée certes (mais pour quoi faire ?), bredouillants en touche, imprévisibles en attaque (c'est mieux depuis les 22 ?), frileux en défense et plus qu'approximatifs dans le jeu au pied les R & B prenaient leur rythme de croisière pour arriver tant bien que mal à la mi-temps. Entre temps, julien Saubade avait réchauffé nos petites menottes grâce à un essai capillotracté dont il a, quelques fois, le secret: prenant le relais d'une attaque zigzagante de Diaz, et après une roulée-boulade caoutchoutée, donc, rebondissante, il filait à l'essai, le Cantal aux trousses, et concluait par un plongeon néo-zélandais qui ne comptait malgré tout que pour 7 points après la transformation de son compère. C'était peu et beaucoup à la fois et cela nous permettait de mener 10 à 3. Les Aurillacois, eux, expédiaient, en bons visiteurs, les affaires courantes et les ballons entre les barres pour arriver en tête au planchot à la pause (12-10).

A la reprise, tel le toro dans l'arène, les Dacquois avaient choisi leur querencia: dans les 22 mètres, bien au chaud derrière la ligne. Par à coups, ils tentèrent de progresser de quelques centimètres lors de mauls non pénétrants, d'avancer au pied de quelques mètres mais les Cantalous les ramenaient adroitement, répétitivement et invariablement près de leur ligne. Un drop impeccable d'un certain Petitjean nous éloignait à 5 points. On surveillait la cuisson des carottes quand à la 70e un (nouvel) essai nous dégourdit mains et pieds. Sur une balle de relance, Saubade emporté par la bise traverse impunément la largeur du terrain rejoignant sur l'aile opposée un Sestaret rageur qui se démènait le long de la touche amenant la vessie (bien pleine) à proximité de la ligne de but adverse. Mêlée aux 5 mètres. Mêlée majuscule avec serrage de fesses, arc boutants, effort plus que collectif, une mêlée que tous les spectateurs disputèrent, poussant uniformément et collectivement aux fesses de leur paquet surpuissant. Ce qui devait arriver, bien sûr arriva et le pack franchit la ligne Gouloumet n'ayant plus qu'à poser sa petite mimine sur la baballe pour un essai qui redonna vie et espoir. Diaz qui jusque là n'avait impressionné personne par son coup de pied convertit de façon limpide la transformation en coin nous permettant de mener 17 à 15. Dix minutes à jouer et le break était loin d'être fait.

Et soudain, le Père Noël apparut. Il n'était pas en rouge et blanc mais avait revêtu une tenue moins voyante alternant le jaune et le vert et répondait au curieux nom de Penauille. Il s'était déjà fait héler à maintes reprises par un public chambreur et un tantinet râleur mais ce ne fut rien en comparaison de la bronca majuscule, qui vit descendre des tribunes officielles une longue traînée de vapeur, qui lui fut adressée à la 71e minute lorsqu'il pria poliment Noirot de rejoindre momentanément le banc de touche près duquel s'agitaient à force de cris et de gestes nos deux coaches qui déjà depuis un bon moment se réchauffaient ainsi leurs membres engourdis. Martinez vit rouge, Mr Penauille aussi. Le stade alors se déchaîna, certains allant même jusqu'à mettre en doute la virginité du fondement de l'homme-arbitre qui, sûr de son fait et de l'équité de ses décisions, retourna imperturbable aux joies de son métier nocturne.

Et là, soudainement, le match changea d'âme. C'est bien la première fois depuis le siècle dernier que l'on assista au plus exaltant, excitant, passionnant, vivifiant, captivant et enthousiasmant des moments: LA REBELLION de l'équipe. Cela nous ramenait quelques années en arrière quand notre XV boutait cul par dessus tête les Narbonne, Graulhet, Toulon ou Brive qui venaient nous défier à domicile. A 14 contre 15, à 7 contre 8 devant, Dax emportait jusqu'au pays des Puys des Cantalous ébaubis qui furent laminés par une horde de Tarbelles en furie. Derrière, Diaz et Lesgourgues se disputaient le ballon pour tenter une série de drops qui, à défaut de meubler le score, avaient le mérite d'annihiler toute prise de risque. Et quand Penauille libéra le stade par le coup de sifflet final la foule entière ovationna ses vaillants guerriers qui venaient en dix minutes de lui faire oublier une série de matches malheureux.

L'honneur était sauf, la loi à domicile rétablie. La fierté se lisait sur (presque) tous les visages. Les Fêtes de fin d'année pouvaient commencer. Tout était parfait. Parfait, à un détail près. Il reste un tout petit détail à régler. Un petit rien, une formalité rugbystique. Une broutille. Un simple déplacement dans un village voisin. Un village d'irréductibles, d'empêcheurs de tourner en rond. Un petit village en bordure de nationale où il fait bon aller à vélo, l'été. Un tout petit village. Pensez donc! Ils n'ont eu que treize internationaux ! Un petit village oui, mais QUI NOUS BAT REGULIEREMENT CHEZ LUI DEPUIS DEUX ANS et qui nous attend de pied ferme pour cette troisième réception ! Et là-bas, ce n'est pas la peine d'espérer y gagner si on joue seulement 1/4 d'heure et à 14 contre 15. Pensez-y !

Nota : Bertin est entré en jeu (32e) Point. Mondéla et Boudet: impec !
pour les expats: J'en ai profité pour faire quelques courses: des madeleines chez Cazelle, des saliagres chez Lacoste, une tourtière rue St Vincent. Je vais me régaler

Merci Président !

Par Bruno

Samedi dernier, je suis rentré tard chez moi et me suis couché non sans avoir jeté un coup d'oeil aux résultats des pousse-citrouille. Ce n'est qu'au réveil que je me suis souvenu que l'USD jouait à Aix. Cela doit etre la première fois que cela m'arrive, si l'on excepte les roboratifs play-down disputés dans l'elite. L'indifférence est sans doute le mal le plus cruel qui puisse toucher un supporter. Mais comment ne pas en arriver là ? Une équipe qui n'a plus rien à espérer, ni à craindre soit dit en passant, un jeu apathique, aucune amélioration et des scénarii de matches malheureusement courus d'avance. Le seul moment excitant est l'attente des excuses.

Car si l'USD a tout un tas de bonnes raisons de ne pas avoir des résultats plus relevés, il est un fait que l'on ne peut pas nier: notre équipe a pris la très mauvaise habitude de commencer ses matchs les doigts de pied en éventail et la clope au bec. Et ça, c'est absolument inadmissible. Il n'y a pas une semaine où l'on ne puisse lire que des dialogues vont être instaurés, que certains rectificatifs vont être apportés, que le message semble passer... et résultat, notre première équipe fait des demi heures d'entame de match de série B. Le réparateur des boyaux de la tête fait-il toujours parti du staff ? Si oui , son travail dépasse l'échelle humaine. Parce qu'aujourd'hui l'USD n'a rien à perdre, n'a rien à craindre. La saison est loin des espérances, à tout point de vue. Mais seule une descente remettrait en cause la pérénité de la structure. Or de descente, il n'y en aura pas. Alors liberez vous, jouez, courrez, plaquez, défoncez vous pour votre club mais aussi pour vous, pour profiter de ces moments priviligiés qui font de vous les porte-drapeaux d'une ville. Que l'adversaire s'appelle Aurillac ou Périgueux, il n'y a aucune différence. Personne ne s'offusquera de la défaite si l'équipe fait son maximum... 80 minutes. Parce que la défaite contre Montauban n'aurait peut-être pas eue lieu si l'équipe ne s'était pas mise à jouer à 0/19. C'est quand même un peu gros à avaler pour des supporters à qui l'on a bassiné toute la semaine que la révolte pointait.

L'évènement de la semaine n'est pas la venue des Cantalous, qu'importe l'adversaire aujourd'hui, mais bien les propos tenu par Monsieur Ponteins. J'ai beaucoup aimé le ton employé, avec cette pointe de cynisme qui traduit l'agacement plus que sous-jacent. Je partage beaucoup de ses convictions, notamment sur l'implication temporelle et financière des dirigeants. La place me semble très peu enviable et malheureusement très peu envié. Et comme je l'ai déjà répété, le départ de cette équipe laisserait l'USD dans une panade sans nom.

Par contre sur la gestion du sportif, il ya deux petits points qui me paraissent demander réflexion: La défaite contre le Stade a certes jeté le doute dans les esprits mais avant ce match, l'USD était loin d'être impériale et avait déjà récolté de belles roustes en déplacment. Depuis, certes peut être que ce match a perturbé le groupe mais ce n'est sûrement pas un problème de confiance si le groupe a carrément démissionné à Bordeaux. Les exemples pourraient se multiplier.

Deuxième point, le poste d'ouvreur, si important. C'est vrai que l'on ne se passe pas impunément d'un buteur de la trempe de Lageyre ou Labat. Mais il suffit de regarder les stats du match à Aix pour voir que ce problème n'est pas la cause de la défaite. Pour moi, et cela n'engage que moi, il manque tout simplement un cerveau, un leader à cette équipe. Un gars qui prenne la bonne décision au bon moment. Un gars qui choisisse la mélée quand le pack domine et que l'on est à 5 mêtres de la ligne. Un gars qui remette en place ses troupes. Avec un type comme cela, le groupe serait déjà plus en confiance. Alors, on peut récupérer un ouvreur, certes. Mais si il n'a pas les qualités psychologiques nécessaires, la solution ne sera que très temporaire. Il y en a bien un qui ferait très bien l'affaire et qui tirerait le groupe vers le haut comme il a su si bien le faire un peu plus au sud.

Enfin Monsieur le président, je pense que la très grande majorité des supporters est consciente de l'énorme tâche que vous avez accompli pour le club. Et cette majorité n'a pas une image aussi négative du club que vous pouvez le dire, bien au contraire. Certte majorité est derrière vous et votre équipe et vous apporte tout son soutien.

Aujourd'hui, l'adversaire de l'USD n'est pas Aurillac mais bien lui même. A chacun de prendre conscience de son rôle et d'agir en conséquence.

Bon courage aux joueurs .
PS: le match commence à 19 heures, heure d'hiver.

Équipe

  • 1 Régis RAMEAU
  • 2 Yves PEDROSA
  • 3 Mattin AUZQUI
  • 4 Rudolph BEREK
  • 5 Romain FRIAND
  • 6 Christophe TOURNIER
  • 7 Julien BOUDET
  • 8 Christophe DONGIEU
  • 9 Jérôme DARET
  • 10 Julien LESGOURGUES
  • 11 Julien SAUBADE
  • 12 Gabriel BREZOIANU
  • 13 Ludovic MONDELA
  • 14 Nicolas SESTARET
  • 15 Laurent DIAZ
Régis RAMEAU
1 RAMEAU
Yves PEDROSA
2 PEDROSA
Mattin AUZQUI
3 AUZQUI
Rudolph BEREK
4 BEREK
5 FRIAND
Christophe TOURNIER
6 TOURNIER
7 BOUDET
Christophe DONGIEU
8 DONGIEU
9 DARET
Julien LESGOURGUES
10 LESGOURGUES
Julien SAUBADE
11 SAUBADE
Gabriel BREZOIANU
12 BREZOIANU
13 MONDELA
Nicolas SESTARET
14 SESTARET
Laurent DIAZ
15 DIAZ
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