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- Écrit par : Jerome
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Allezdax.com a posé, il y a quelques jours des questions à Benoit August, président de l'USDAX. Celui-ci nous a, comme à l'accoutumé, gentiement répondu.
Voici les questions posées par Allezdax.com, puis la réponse de Benoît August :
1. Comment avez-vous passé cette crise du Coronavirus, les joueurs semblent heureux de se retrouver ensemble, mais n’y a-t-il pas une certain appréhension du lendemain ?
2. Malgré un recrutement, comme je l’ai dit, qui nous semble pertinent, pouvons-nous attendre, dans l’immédiat, des renforts supplémentaires ? En effet, et ce même si Polutele peut jouer deuxième ligne, il nous semble que le départ de Nemia Soqeta n’est pas compensé à ce poste en terme de puissance et qu’un deuxième ligne de fort tonnage serait important…
3. Que vous inspire cette « Nationale » et quel sera le budget du club pour bien figurer ? Le club a une nouvelle fois fait preuve de sagesse budgétaire en cette période délicate, ce qui nous semble être une excellente chose, mais face à des clubs comme Bourgoin ou d’autres qui ont fortement augmenté leur budget, comment l’USD va-t-elle se positionner ? La Covid ne sera-t-elle pas, malheureusement, un peu arbitre financier de cette nouvelle saison ?
4. Quelles sont les ambitions de l'U.S.D. Rugby landes dans cette division qui n'est rien d'autre que l’ascenseur pour de la PROD21. Comment avez-vous passé cette crise du Coronavirus, les joueurs semblent heureux de se retrouver ensemble, mais n’y a-t-il pas une certain appréhension du lendemain ?
2. Malgré un recrutement, comme je l’ai dit, qui nous semble pertinent, pouvons-nous attendre, dans l’immédiat, des renforts supplémentaires ? En effet, et ce même si Polutele peut jouer deuxième ligne, il nous semble que le départ de Nemia Soqeta n’est pas compensé à ce poste en terme de puissance et qu’un deuxième ligne de fort tonnage serait important…
3. Que vous inspire cette « Nationale » et quel sera le budget du club pour bien figurer ? Le club a une nouvelle fois fait preuve de sagesse budgétaire en cette période délicate, ce qui nous semble être une excellente chose, mais face à des clubs comme Bourgoin ou d’autres qui ont fortement augmenté leur budget, comment l’USD va-t-elle se positionner ? La Covid ne sera-t-elle pas, malheureusement, un peu arbitre financier de cette nouvelle saison ?
4. Quelles sont les ambitions de l'U.S.D. Rugby landes dans cette division qui n'est rien d'autre que l’ascenseur pour de la PROD2
La réponse de Benoît August :
La reprise s’est faite avec beaucoup d’envie après une longue attente de la part des joueurs et du staff.
Bien sur, comme nous tous, cette crise sanitaire, qui n’est pas terminée, laisse des traces, un peu d’appréhension et beaucoup de questions.
Toutes les précautions médicales et sanitaires ont été prises après le confinement, et elles sont toujours en vigueur lors des entraînements ou matchs.
Les joueurs comme tous les citoyens connaissent maintenant les gestes barrières, et le protocole demandé par la fédération est fait pour pratiquer dans les meilleurs conditions.
Comme vous l’avez surement suivi, le club se retrouve dans une nouvelle division (La Nationale), qui a vue le jour pendant le confinement et ce malgré le vote des clubs en novembre 2019, qui voulaient un maintien de la formule actuelle au moins pour cette saison.
Cette nouvelle division, qui parait être plus relevée sportivement, nous a obligée, je dirais même contrainte, à nous tourner vers un recrutement de joueurs expérimentés, et seuls des joueurs étrangers étaient encore libres.
Même si c’est une division qui sur le papier est plus « forte » que la fédérale 1, elle ne nous offre aucune ressource conséquente supplémentaire pour effectuer un recrutement plus important que prévu.
Mais notre ambition de retrouver le rugby professionnel n’en reste pas moins intacte, et notre équipe qui montait en puissance en cette fin de saison, a été renforcée à des postes manquant, notamment au niveau de la puissance, que nous apporteront des joueurs comme Faitotoa, Levi, Lomidze ou encore Lilomaiava.
Mais nous comptons aussi énormément sur nos jeunes joueurs, et sur certains peu utilisés la saison passée.
Nous sommes encore à la recherche d’un pilier droit pour finaliser notre effectif.
J’entends aussi l’incompréhension de certains supporters sur le fait ne pas avoir organisé de match à Dax le 15 aout.
Mais notre devoir de citoyen est aussi de ne pas desservir l’intérêt general, et de gêner les commerçants Dacquois qui font des efforts considérables pour mettre en place tous les protocoles imposés.
Nous avons donc suivi les recommandations de la sous préfecture et de la ville de Dax en prenant cette décision.
Plus que jamais, avec cette crise, le club aura besoin de ses supporters pour soutenir les joueurs et le club, et aller le plus loin possible dans cette nouvelle competition.
Grande est l’impatience de vous retrouver à Maurice Boyau, pour notre premier match de championnat.
ALLEZ DAX
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- Écrit par : Francis
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Benoît August, nouveau président de l'USDAX Rugby Landes, a eu la gentillesse de répondre à quelques-unes des nos questions. Merci à lui d'avoir pris le temps de nous répondre.

Allezdax.com : Benoît August bonjour
Vous voilà, quelques années après votre père Éric, président de l'USD RUGBY LANDES. Vous sentez-vous bien installé dans vos nouvelles fonctions au sein de l'USD après avoir été le conseiller de M. Ponteins alors qu’on vous attendait plutôt au bord du terrain ?
Benoît August : Se voir proposer la présidence de l’USDax est une vraie fierté, encore plus pour moi qui ai vu mon père occuper cette responsabilité.
Ce n’est pas une décision facile, ce poste engendre beaucoup de responsabilités. Vis à vis du passé du club, de ses supporters et de l’attente suscitée.
Je sais aussi, en acceptant, que je serai bien entouré.
AD : On voit les clubs de fédérale 1 recruter des joueurs aguerris au Top14 ou à la ProD2, alors que l’USDax semble plutôt faire confiance à un groupe qui a fait ses preuves l’an dernier, agrémenté de quelques très jeunes joueurs. Présentez-nous un peu ce nouveau groupe pour la temporada 2019-2020. Pensez-vous que ce groupe a la capacité de jouer la montée en ProD2, ce que nous, supporters, espérons pleinement ?
BA : Cette politique de recrutement est une vraie volonté mise en place par Gilbert Ponteins et moi-même la saison dernière. Un club comme le nôtre doit s’appuyer sur des jeunes joueurs qui ont les dents longues. Il faut que de l’école de rugby aux espoirs, les joueurs aient envie de jouer en équipe une et de défendre les couleurs de leur club.
L’effectif de cette saison est jeune, mais avec aussi des joueurs d’expérience et une année de vécu commun en fédérale.
L’apport de Thibaut Drean, Benat Auzqui et Polutele Makatuki doit nous aider à faire franchir un cap pour notre pack, et nous permettre de rajouter des options à notre jeu.
Je pense aussi que vous serez surpris par l’éclosion de certains joueurs, comme nous l’avons été par de jeunes joueurs la saison passée.
Pour ce qui est de la montée, je n’en aurais pas trouvé beaucoup qui auraient misé sur un quart de finale la saison passée, en revanche, je peux vous en citer beaucoup qui étaient plutôt pessimistes.
Cela reste bien sur un objectif.
AD : Quelle est votre stratégie, en tant que Président, pour faire revenir les supporters au stade Maurice-Boyau, qui bénéficiera bientôt d’une très belle nouvelle tribune, et surtout, puisque c’est le nerf de la guerre, pour attirer des sponsors permettant d’asseoir le rugby dacquois dans son ambition de retrouver la ProD2 et sa pérennisation à ce niveau ?
En ce qui concerne les supporters, il ne s’agit pas de les faire revenir, mais plutôt de les garder. Nous avons la saison passée fini troisième meilleure affluence de notre division. Nos supporters ont répondu présent, et ont eu un rôle important dans les bonnes performances de l’équipe. Cette nouvelle tribune doit nous permettre de leur donner encore plus de confort pour encourager leur équipe.
Une stratégie pour pérenniser le club n’est pas l’affaire d’un seul homme, mais bien d’un club tout entier et même d’une ville. L’année dernière, 67 nouveaux partenaires nous ont rejoint. Nous continuons à travailler dans ce sens.
AD : Connaissez-vous l'association de supporters «Allezdax.com », son forum animé par de nombreux intervenants, fervents supporters, parfois critiques, mais tous amoureux de notre club ?
Je connais bien entendu l’association allezdax.com et son forum. Je suis toujours ouvert aux discussions, que ce soit par réseaux, mail ou face à face (que je préfère). La critique est importante et aide parfois aux remises en question ou au changement. En revanche, je ne prête pas attention aux personnes qui écrivent derrière des pseudos. J’aime les gens francs qui assument leurs paroles et font avancer les choses.
Au nom d'Allezdax.com MERCI
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- Écrit par : Bruno
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Merci à Etienne Quiniou d'avoir répondu à nos questions...et félicitations pour sa sélection en EDF des moins de 20 ans pour la coupe du monde.
Avant de parler de ton actualité et de celle du club, on aimerait revenir sur ton parcours. Comment devient-on rugbyman à Haguenau ?
J'ai commencé le rugby très tôt, à 5 ans, mon grand père y jouait et mon père y joue encore. J'ai fait toute l'Ecole de rugby là bas. C'est une histoire de famille, j'ai essayé quelques sports en plus du rugby (Natation, Athlétisme ...) mais le rugby a toujours été ma plus grande passion et mon sport préféré.
L’intégration à Dax a sans doute été favorisée par la présence de deux autres joueurs originaires de l’est (Mathy et Boukechiche). Aurais-tu franchi le pas tout seul ?
Max (Mathy), Kévin (Boukechiche) et moi avons fait le choix d'aller à Dax après avoir beaucoup discuté. Nous avons évolué pendant trois saisons ensemble au Pôle Espoir de Dijon et vécu de moments très forts tous ensemble. Le club de Dax nous a contactés à la fin du Pôle Espoir. Nous avons beaucoup réfléchi et tous les trois opté pour Dax.
Personnellement si Max et Kévin n'avaient pas rejoint Dax je pense y être quand même allé car sportivement pour moi ce choix était le plus intéressant. De plus le Centre de Formation est dirigé par deux anciens demis de mêlées, chose qui m'a particulièrement plu.
Penses tu que ta réussite puisse inciter le club à tourner son recrutement vers des zones comme l’Alsace lorraine où le rugby est peu représenté ?
Le club se tourne déjà vers cette politique de recrutement car ce week end une partie de l'encadrement du Centre de Formation est à Haguenau pour organiser une journée de détection.
Venons-en à ton actualité. Tu as été sélectionné pour la coupe du monde des moins de 20 ans ? Heureux bien sur mais surpris ou non ?
Cette sélection est pour moi un immense bonheur, d'ailleurs je tiens à remercier le club de Dax, notamment le Centre de Formation, ma famille, ma copine et mes amis qui m'ont toujours soutenus même dans les moments où ça n'a pas été évident pour moi .
Le fait d'être sur la liste cachée du Tournoi des VI Nations -20ans sans y jouer n'est pas évident, on doute beaucoup quand à cette participation. Mais j'ai été appelé pour disputer un match amical en Irlande il y a un mois et là j'ai recommencé à croire en moi davantage. Puis j'ai entendu quelques rumeurs sur ma possible sélection et ... Elle est arrivée !
ll n’y a que trois joueurs qui ne sont pas dans des clubs de l’elite à être dans cette sélection, ce qui relève encore un peu plus ta performance. Mais penses- tu que le niveau est vraiment différent entre un joueur qui est plus ou moins titulaire en prod2 et un joueur qui ne fait que de brèves apparitions en top 14 ?
Le niveau de Pro D2 se relève un petit peu plus chaque année, beaucoup de clubs sont ambitieux et de bons joueurs rejoignent ce championnat. Certains matchs sont d'une haute intensité, ce championnat est très formateur pour les jeunes joueurs français, qui sont de plus en plus nombreux à quitter le Top 14 pour évoluer en Pro D2 . Il vaut mieux à mon avis être titulaire en Pro D2 et tenter le Top 14 lorsque l'on a le niveau ...
As-tu eu peur de t’enflammer un peu l’an passé, avec ton nouveau statut et la pression médiatique qui y est associée ? Ce n’est pas toujours évident à 19 ans d’apparaitre comme le sauveur du club…
Ma famille m'a beaucoup aidé pour ça, je leur téléphone très souvent, c'est très important pour moi .Je parle aussi avec Jérôme Daret et je tiens compte des conseils avisés qu'il me donne pour réussir au mieux dans les facettes sportives ou médiatiques d'un joueur pro.
Après apparaitre comme le sauveur du club l'an dernier, c'est me faire beaucoup d'honneur mais c'est l'ensemble de l'équipe qui a obtenu ce maintien, j'étais un joueur comme un autre, j'étais juste très jeune mais je remercie tous les joueurs et l'encadrement qui m'ont énormement aidé à gérer cette pression permanente et atteindre cet objectif.
Avant la compétition internationale, il y a la fin de championnat avec Dax. Comment juges tu la saison du club (qui ce qui a changé par rapport à l’an passé..) et comment juges tu ta saison ?
Sur le plan collectif, la saison a été réussie avec une demi-finale à jouer. Après je ne pense pas qu'il y a de recette miracle, tout le monde s'est remis en question, nous avons repris l'entrainement plus tôt et avons pu valider notre bon début de saison. De plus le pack a été très performant, les butteurs en réussite et la défense solide ... Tout ce qu'il faut en Pro D2.
Sur un plan personnel, ma saison est mitigée, mon temps de jeu a été plutôt limité même si j'ai participé à beaucoup de match, et que Laurent Diaz a enchainé les bonnes prestations.
Quel adversaire t’as le plus impresionné ?
Grenoble sans hésiter, ils ont été dominateurs tout le long de la saison, ils méritent amplement leur titre et la montée même si nous avons failli réaliser un exploit lors du match chez eux en décembre.
Bien entendu quand on est compétiteur, on vise la montée. C’est devenu un objectif ?
L'objectif est avant tout de ramener des points de Bourgoin pour envisager une demi finale à Dax. Entre joueurs nous n'en parlons pas trop, nous abordons les matchs les uns après les autres. Mais bien entendu quand on joue, on joue pour gagner ...
Quel adversaire préférerais-tu rencontrer en demie ?
Je n'ai pas de préférence mais je dirai DAX / MONT DE MARSAN à Maurice Boyau serait une belle affiche, avec un stade bondé et une ambiance de folie.
En cas de montée, penses-tu le club armé pour lutter convenablement ?
Tout se construit au fur et à mesure, le Staff s'occupe d'anticiper une éventuelle montée et je leur fait confiance pour ça.
Où en es tu de ton contrat ? Et as-tu eu des discussions avec ton futur entraineur ?
Je suis en contrat Espoir, il arrivera à son terme en Juin 2013. Je n'ai pas encore rencontré le nouvel entraineur des 3/4.
Que peut-on te souhaiter ?
Je dirais une demi finale à DAX puis ensuite pouvoir partir à la Coupe du Monde l'esprit tranquille et en pleine possession de mes moyens physiques. Pour la Coupe du Monde un podium serait une très belle récompense.
Statistiques
2010/2011 : 15 matchs dont 9 titulaires pour 797 minutes jouées et 1 essai marqué contre Lyon.
2011/2012 : 16 matchs joués(6 fois sur la feuille de match sans rentrer ) pour 7 titularisations et 643 minutes jouées
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- Écrit par : Bruno
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Beaucoup d'entre vous avaient repéré ce solide gaillard lors des matchs de préparation. Allezdax.com vous permet de faire mieux connaissance avec Anthony Coletta. Un grand merci à lui pour sa disponibilité et au club pour ses facilité .
Bonjour Anthony. Peux-tu te présenter aux supporters de l'USDAX ? Quel a été ton parcours rugbystique ?
Je m'appelle Anthony Coletta, j'ai 21 ans et suis né à Paris. Je mesure 1.94 pour 105 kg et je joue deuxième ou troisième ligne. J'ai commencé le rugby à l'âge de 6 ans dans mon village à Montignac dans le Périgord (grottes de Lascaux) où j'ai joué jusqu’en dernière année minime. Par la suite, je me suis fais repéré par Christian Badin (beau-père de Cédric Heymans et aussi recruteur pour Brive) pour intégrer les cadets b de Brive. En cadet A j'ai intégré le pole d'Ussel et fus sélectionné au top 100 et Tadei Limousin.
Deux ans en crabos classique avec des sélections régionales Limousin Auvergne et deux ans en espoirs en pole Elite.
L'année passée, j'ai commencé à faire des entraînements avec les pro de Brive et j'ai eu la chance de faire les matchs amicaux contre Toulon et Montauban.
Comment es-tu arrivé à Dax ? Te plais-tu dans notre région ?
Je n’avais pratiquement aucune chance de jouer en pro à Brive. A la recherche d'un club, c'est Jérome Daret qui ma contacté pour intégrer le centre de formation de l'USDAX. Je me plais beaucoup à Dax et dans les Landes.
Il y fait bon vivre et les gens sont très ouverts. J'ai été très bien accueilli que ce soit par le club, les joueurs et les supporters. Je me suis déjà fait des bons copains.
De plus c'est une région qui vit rugby, je trouve cela particulièrement agréable.
L'an passé, avec un autre joueur de Brive, tu es parti en Pologne disputer les phases finales avec le club de Gdansk me semble-t-il . Quelle expérience en retires-tu ?
Effectivement je suis parti pendant un mois (juin 2010) avec mon ami et ancien coéquipier Anthony Cros aider l'équipe du Lechia Gdansk qui est un club partenaire du CABCL et qui a pour entraîneur Grégory Kacala champion d'Europe en 1997 avec Brive.
J'ai joué quatre matchs et perdu la finale de deux points… Cette aventure est sans doute la plus belle expérience de ma vie, j'en retire une belle leçon de vie. J'ai été très touché par la générosité des Polonais et l'histoire de leur pays. Le niveau des phases finales est très proche du niveau fed1 en France. Le style de jeu était moins technique mais le jeu très engagé et super agressif. Les Polonais comptaient énormément sur nous, du coup on était des leaders et cela m'a permis d’acquérir de la confiance et de m’adapter à un autre style de jeu que celui que je connaissais à Brive.
Brive justement. Ce club n'est pas réputé pour avoir une des formations les plus efficaces du TOP 14. Quand on fait parti d'un centre de formation comme à Brive, n'est-il pas râlant de voir débarquer des cohortes d'étrangers sans que les jeunes locaux aient forcément l'occasion de s'exprimer ?
Brive a mis en place un excellent centre de formation et un pré-centre de formation dotés de très bons joueurs. C’est en effet un peu râlant pour les jeunes joueurs car certains ont le niveaux pour pouvoir jouer mais sont barrés par certains joueurs étrangers. C'est vraiment dommage.
Quel est ton poste de prédilection ?
Je suis formé pour jouer deuxième ligne mais je sais jouer aussi troisième ligne.
L'un ou l'autre me dérange pas.
Comment trouves-tu les séances d'entraînement par rapport à ce que tu as connu avec une équipe de Top 14 ? Comment juges-tu le niveau de Prod2?
Je ne suis pas le mieux placé pour répondre à cette question mais je pense que les entraînements terrain sont pratiquement similaires à part la mêlée où je trouve les séances plus dures. Sinon pour la partie physique et muscu, c'est peut être un peux moins appuyé. Cela dépend aussi de la quantité de travail fourni par le joueur. Si tu veux en faire plus, tu peux faire plus.
Tu as, me semble-t il, un contrat espoir. Quelle en est la durée ? N'est-ce pas dur de concilier, à ton âge, les exigences du rugby pro et la vie d'un jeune de 20 ans ?
Je n'ai pas de contrat espoir mais une convention de deux ans. Pour ma part, ce que je trouve le plus dur c'est d'être éloigné de mes proches. Pour le reste il faut savoir faire la part des choses, c'est un choix et non une obligation.
Quel est ton meilleur souvenir rugbystique, en tant que joueur ou spectateur d'ailleurs ?
Mon premier match avec les pro de Brive à Toulon en amical.
Après des prestations convaincantes en matchs amicaux, espères tu rejoindre rapidement le groupe de la première ou penses-tu que cette année doit être une année d'apprentissage supplémentaire ?
J'ai encore beaucoup à apprendre certes mais je me sens prêt pour jouer avec la première si l'occasion se présente et c'est en acquérant de l’expérience avec les pro que j'apprendrai.
Peux-tu nous glisser quelques mots sur l'équipe espoir ?
Les espoirs ont de bons entraîneurs et de bons joueurs. Je pense que l'on peut faire une bonne saison si on respecte les consignes. On a les moyens de faire quelque chose, il y a encore quelques petits réglages à peaufiner. Mais une fois en place, je pense qu'on a toutes nos chances dans cette poule 3.
Que peut on te souhaiter de meilleur ?
De faire une bonne saison avec les espoirs et de faire quelques apparitions avec la première.
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- Écrit par : Bruno
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Le métier de préprarateur physique n'est que rarement mis en lumière alors qu'il fait partie intégrante de l'entraînement d'une équipe. Vincent Piccolo, préparateur physique de l'USDAX a bien voulu répondre à nos questions. Nous l'en remercions ainsi que le club qui nous a grandement facilité la tâche dans notre démarche.
Bonjour Vincent, et tout d’abord merci de nous consacrer un peu de temps. Comment devient-on préparateur physique d’une équipe de rugby professionnelle ? Quel est l’organigramme à Dax en terme de préparation physique ?
En mai 2001, j’ai terminé mes études à Bordeaux où j’ai obtenu un DESS « ingénierie de l’entraînement sportif ». En juin 2001, j’ai intégré le Service de Médecine du Sport du CHDAX (où je travaille toujours). Cette saison là, l’USDAX connaissait la descente de Top 16. Le club recherchait un préparateur physique. J’ai donc posé ma candidature… Après un entretien, j’ai été retenu. L’aventure avec l’USD commençait...
En ce qui concerne l’organigramme, j’ai la responsabilité de l’organisation de la préparation physique. Je suis aidé par Sébastien Ayala qui est en charge de la musculation. De plus, pendant l’intersaison, Guillaume Boudé est venu en renfort pour s’occuper de la réathlétisation des joueurs blessés.
De tout temps à jamais, la condition physique fait partie intégrante de la vie d’un rugbyman. En quoi le professionalisme a-t-il changé la donne ?
La préparation physique est nécessaire aux joueurs pour être performants sur le terrain mais aussi pour se protéger des chocs occasionnés aux cours des matches. Le professionnalisme a permis une amélioration de la préparation physique. En effet, les joueurs étant désormais entièrement disponibles pour ce sport, l’augmentation du volume de la préparation physique et des entraînements a été possible.
Avez-vous à Dax le matériel nécessaire pour tirer la quintessence de vos hommes ? Y –a-t-il des améliorations chaque année ?
Lors de mon arrivée en juin 2002, la salle de musculation ressemblait plus à une brocante de vieilles machines récupérées au hasard des fermetures des salles de remise en forme qu’à une salle dernier cri. Mais au fil du temps, le club a su faire des efforts pour s’équiper progressivement en appareils plus modernes. Aujourd’hui, nous disposons d’un équipement relativement correct, en relation avec nos objectifs. Cependant, il est certain que la construction du nouveau stade, avec les différents aménagements qu’il comporte, nous permettra d’être plus en adéquation avec les exigences du rugby moderne.
Comment aborde-t-on une nouvelle saison ? Y-a-t-il des « incontournables » dans votre métier ou fonctionnez vous différemment suivant les entraineurs et leur désidérata ?
Chaque saison est différente, mais il existe des incontournables telles que les évaluations de début de saison, les séances de référence qui me permettent d’estimer le niveau du groupe. Puis il faut aussi être capable de s’adapter aux différentes façons de travailler proposées par les entraîneurs. Même si chacun a ses méthodes et ses habitudes de fonctionnement, je retrouve une trame commune en terme de préparation d’avant saison.
Arrive –t-on à programmer physiquement un groupe pour qu’il soit en forme optimale à un moment donné ? Est on capable par exemple de répondre au désir des entraineurs, si tel était le cas, d’avoir une équipe en forme optimale pour la mi septembre ?
La planification des séances d’entraînements est quelque chose de complexe car il faut être capable d’estimer la charge globale d’entraînement proposée à la fois aux cours des séances de prépa physique et des exercices de ballon. De plus, les joueurs réagissent différemment aux charges d’entraînement. Pour cela on travaille par cycle alternant phase de travail, nécessaire au développement des qualités physiques ou physiologiques et phase de repos relatif, nécessaire à l’assimilation de ces qualités. Cette étape est aussi appelée phénomène de « surcompensation ». Ainsi, nous individualisons de plus en plus notre travail selon les profils, mais aussi blessures, des joueurs, de manière à répondre le plus précisément possible à leurs besoins. Ce type de fonctionnement demande plus de travail préparatoire et plus de personnel afin de réaliser cette individualisation. Une préparation physique de qualité est à ce prix…Une fois ce travail réalisé, on essaie de prévoir des pics de forme aux moments souhaités par les entraîneurs ou aux moments imposés par le calendrier.
Quel est le travail physique commun à tous les joueurs ? Quelles sont ensuite les spécificités de chaque poste ou chaque groupe de postes ?
En début de saison, il y a un travail commun de course et de musculation pour préparer les organismes aux futures charges d’entraînement. Mais ce travail est déjà adapté à leurs performances individuelles réalisées aux cours des tests de début de saison mais aussi à leur poste de jeu. En fonctions des qualités requises au poste (c’est-à-dire que nous observons à partir d’études réalisées sur le temps et la nature de l’effort, les durées des récupérations) nous élaborons alors des groupes de travail répartis par rapport aux qualités que l’on souhaite développer. Ensuite, la spécificité du poste intervient plus dans les contenus des séances. Ainsi, par exemple, l’accent sera mis sur la force et la capacité à répéter des phases de combat pour les premières lignes ou sur un développement des qualités d’explosivité et des répétitions de vitesse pour des ailiers et arrières.
L’arrivée massive des étrangers, notamment de l’hémisphère sud, vous apporte –t-elle un plus dans votre métier ? Et plus généralement, s’inspire-t-on des méthodes australes pour préparer un groupe ?
La diversité apporte toujours un enrichissement tant sur le plan humain que technique. Il est vrai, qu’en matière de préparation physique novatrice, nous avons toujours un regard sur ce qui se fait dans l’hémisphère sud. Pour ma part, je préfère mêler des inspirations australes à nos méthodes bien françaises…
Comment gère-t-on physiquement un groupe en pleine saison ? Récupération certes mais fait on quand même un travail spécifique ?
Au cours de la saison, pour chaque match réalisé, nous regardons le temps de jeu effectué ou les blessures subies. A partir de ce constat nous adaptons les séances de préparation physique différenciées au groupe qui a joué à celui qui a un temps de jeu inférieur à 30 minutes par match. De plus, le calendrier de la Pro D2 même s’il peut s’apparenter à un marathon, permet d’anticiper des phases de travail et de récupération en maintenant des blocs de cinq matches avec un week-end de repos. Ainsi, la semaine « sans match » permet de conserver des rappels de travail spécifique.
Lorsqu’une équipe se traîne sur un terrain ou que les blessés s’amoncèlent, on peut être certain que votre profession va en prendre pour son grade alors que les lauriers vous sont rarement distribués quand tout va bien. Est-ce irritant ou tout au moins injuste ?
Il est vrai que le travail de préparateur physique s’apparente parfois à des tâches obscures. En revanche, le côté valorisant de notre profession est celui d’une relation plus proche avec les joueurs. Nous passons énormément de temps avec eux, à la fois dans les phases de préparation de début de saison puis dans la saison mais aussi dans des moments plus délicats que sont les retours de blessures. En ce qui concerne l’apparition de périodes plus difficiles tels que l’amoncèlement de blessés, je n’ai pas connu au cours de ces huit années passées au club d’entraîneurs ou de managers m’ayant fait porter de pression excessive à ce sujet.
A titre professionnel, que pensez-vous de la cadence imposée par le calendrier pour les équipes de l’élite ?
Comme je le disais lors d’une question précédente, le championnat de Pro D2 est un marathon entrecoupé de pause régulière. En revanche les intensités de matches sont moindres par rapport à celles que l’on a connues au cours des 2 années passées en Top 14.
Même si le sujet est un peu tabou, n’avez-vous pas quelques soupçons sur certains joueurs dont la masse musculaire évolue subitement de manière spectaculaire ? Et dans le même ordre d’idée, y-a-t-il une lutte très efficace contre le dopage en France ?
Dans le cadre de mon emploi au Centre Hospitalier de Dax, je suis amené à travailler régulièrement avec la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports et de l’Education Populaire concernant la lutte contre le Dopage. Nous avons la chance de connaître en France une des luttes les plus efficaces au monde contre ce fléau qu’est le dopage. Cependant, il ne faut pas se voiler la face, le rugby est, comme beaucoup de sports médiatiques, touché par des cas isolés de dopage. En ce qui concerne notre club, la plus grande transparence est faite à ce niveau et nous veillons, par l’intermédiaire du suivi longitudinal, à ce que nos joueurs ne soient pas touchés par ce mal.
Enfin, pour terminer sur un clin d’œil, vous avez un droit de regard sur l’hygiène de vie de vos poulains ?
Lors de l’intersaison, j’ai réalisé une enquête alimentaire auprès des joueurs. Cette enquête avait pour but de déceler les « mauvaises » habitudes alimentaire et de les améliorer. Lors des déplacements, j’envoie également des menus sportifs aux différents établissements qui nous reçoivent. Après, ce sont les joueurs qui doivent se prendre en charge et rester sérieux dans leur alimentation pour optimiser leurs performance ainsi que leur récupération.
Merci infiniment, j’espère que cela servira à vous faire connaître un peu mieux de nos supporters !
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- Écrit par : Bruno
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Soit le bienvenu Cédric !
Retrouvez l'interview de Cédric Béal ci-dessous.

C'est en effet la première fois que je quitte "Ma Provence" mais je suis heureux de venir dans les Landes. Ce n'est pas un départ très facile car je vais m'éloigner des mes amis et de ma famille mais le fait de venir dans le "pays du rugby" atténue ce pincement au cœur.
Connais-tu déjà la ville de Dax ?
Je n'ai jamais eu l'occasion de réellement visiter la ville, par contre quel rugbyman ne connaît pas Dax ? Et à ce qu'il paraît vous avez des fêtes sympathiques...
Connais-tu des joueurs de l'USDAX et qu'évoque pour toi ce club ?
Je ne connais pas de joueurs personnellement mais par contre en tant qu'amoureux du rugby je connais les grands noms qui ont marqué ce club notamment Pelous, Ibañez, Dourthe, Lièvremont, Roumat et Albaladejo. L'USDAX est, pour moi, un club avec de fidèles supporters, une culture et des valeurs qui m'inspirent... C'est un club qui respire le rugby!!
Tu étais à Toulon depuis 8 ans et donc tu as participé à la formidable résurrection de ce club. Pour toi, quels en sont les ingrédients ?
Même après des moments difficiles, Toulon a su garder de très bons joueurs, puis le renfort de grands joueurs internationaux (UMAGA, VAN NIEKERK, WILKINSON, MERTHENS, GREGAN...) et l'arrivée d'un nouveau staff qui a su faire prendre la mayonnaise, sont, à mon avis, les principaux ingrédients de cette renaissance. Et n'oublions pas qu'un grand club ne meurt jamais.
Le rugby professionnel se nourrit beaucoup de joueurs étrangers. Penses-tu que cela soit néfaste à la formation française ?
Je pense que c'est positif en certains points. En effet le mélange de cultures est une bonne chose pour l'évolution du rugby, mais dans l'excès cela pourrait nuire à la formation française.
L'USDAX sort d'une saison très difficle et repart de zéro cette année avec un nouveau staff et quasiment une nouvelle équipe . Cela ne te fait pas peur ?
Comme je l'ai dis plus haut, il me semble que le renouveau est parfois une bonne chose.
Pourrais-tu nous dire quels sont les hommes de rugby qui t'ont marqué ? Et dans la foulée ton meilleur et pire souvenir rugbystique.
Plusieurs joueurs m'ont marqué tels que Johnny WILKINSON, Andrew MERTHENS, Jo VAN NIEKERK, Pierre MIGNONI... Pas seulement pour leur talent rugbystique mais pour les avoir côtoyés tous les jours, pour leurs qualités en tant qu'Homme.
Je dirais que la finale perdue en Reichel à la dernière minute contre Perpignan est mon pire souvenir et que le moment le plus intense que j'ai vécu au rugby est ma première titularisation à Mayol lorsque mes partenaires m'ont laissé rentrer seul sur la pelouse devant 11.000 supporters.
Tu as fait partie de l'équipe de rugby de France à 7. Cela a-t-il contribué à ton arrivée chez nous ?
Les premiers contacts que j'ai eu avec l'USDAX sont dus à l'amitié qui lie Olivier ROUMAT et Philippe SAINT ANDRE. Et pour toutes les raisons que j'ai cité précédemment, ma décision n'a pas été difficile à prendre.
Que peut-on te souhaiter pour la saison 2010/2011 ?
De prendre énormément de plaisir sous les couleurs de l'USDAX !
Un grand merci pour ta gentillesse. On te souhaite beaucoup de bonheur chez nous !
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Voici une interview de Maxime Petitjean qui nous a répondu avec énormément de gentillesse.
1) Bonjour Maxime, peux-tu brièvement nous relater ton parcours rugbystique ?
J'ai commencé le rugby à l'école de rugby de Tulle à l'âge de 5 ans. A 17 ans je suis parti à Aurillac au centre de formation. Un an plus tard je faisais mes premiers matchs en première. Je suis donc resté quatre ans à Aurillac. En 2005 j'ai rejoint le CABrive où j''ai passé trois saisons et ensuite l'USDAX.
2) Tu avais été pressenti à Dax l'an passé, qu'est-ce qui t'a fait repousser les propositions ? Ne l'as-tu pas regretté au vue des carences en 10 de l'USDAX en 2007/2008 ?
Cela faisait trois saisons que l'USDAX me contactait. La saison dernière j'ai décidé de rester à Brive car le club m'avait fait une bonne proposition. Au moment où Marc Lièvremont m'a contacté, l'USDax n'était pas encore monté en Top 14 car la saison de pro D2 n'était pas finie. De plus, cela faisait que deux ans que j'étais à Brive donc je pensais m'installer un peu plus durablement.
Je n'ai pas regretté de rester à Brive car j'y ai passé des moments mémorables et j'ai appris beaucoup sur le plan humain et rugbystique.
3) Tu t'es engagé très tôt avec Dax cette année. La D2 ne te faisait pas peur ? Avais-tu l'espoir quand même de jouer en élite ?
C'est vrai que je me suis engagé trés tôt, mais j'avais vraiment la volonté de quitter Brive. Dax m'avait contacté les années précédentes et c'est ce qui m'a amené ici. Je savais que le club était vraiment interessé. La pro D2 ne m'a pas fait peur car je savais que même si le club descendait, l'objectif aurait été la remontée immédiate. Au moment de la signature les problémes financiers d'Albi étaient déja connus donc je gardais un espoir de jouer en Top 14 avec mon nouveau club.
4) A Dax depuis quelques mois, y a-t-il beaucoup de différences dans l'approche du jeu que ce que tu as connu à Brive ?
Il n'y a pas beaucoup de différence dans l'approche du jeu avec Brive, car la saison dernière, le jeu que nous avons tenté de mettre en place était basé sur le mouvement comme ici.
5) Es-tu surpris par le niveau du jeu de l'USDax cette saison ?
Je ne suis pas du tout surpris par le niveau de jeu de l'usDax. L'équipe est constituée de trés bon joueurs. Je pense que le recrutement a été judicieux. L'an passé Dax avait déja montré de belles choses. Dès les premiers entrainements, j'ai senti une bonne ambiance et une réelle envie d'avancer ensemble.
6) On a l'impression que pour un buteur, on peut tout réussir les yeux fermés ou au contraire passer complètement à côté. Comment peut-on essayer d'expliquer ce phénomène ?
C'est vrai que le rôle du buteur est un peu ingrat car si on "enquille" on est les dieux et si on manque tout on est des moins que rien. Quand un buteur est en pleine confiance c'est plus facile, quand on commence à en louper 1 ou 2 le doute arrive et c'est ce qui peut faire passer à côté. Pour ma part je savais que j'allais être trés attendu là-dessus et je me suis mis trop de pression. Ce sont des moments pas faciles à gérer mais je sais que ça va revenir. La saison est longue.
7) Les nouvelles règles, par exemple celle qui interdit de dégager un ballon rentré par un partenaire dans les 22, sont elles perturbantes pour un ouvreur ?
Les nouvelles règles ont été difficiles à assimiler, surtout celle du coup de pied dans les 22m. Les premiers matchs on oubliait quelques fois que l'on n'avait plus le droit de taper directement surtout dans les moments de fatigue. De ne plus pouvoir taper directement en touche permet de voir quelques relances en plus ou alors des échanges de jeu au pied interminables entre les 2 équipes. Mais maintenant ces nouvelles règles commencent à être comprises par tous.
8) De même, avec le recul de la défense sur la mêlée, y a-t-il des changements fondamentaux dans la défense d'un ouvreur par rapport à l'an passé ?
Pour la défense il y a pas mal de changements. Avec le recul de 5m, l'attaque a davantage le temps de se lancer et donc de manoeuvrer la défense. Ce qui augmente la difficulté.
9) Qu'attends-tu du challenge européen ?
Ce que j'attend du challenge européen c'est du temps de jeu. Cette compétition n'est pas la priorité du club et permet donc à tous d'avoir du temps de jeu. De plus, nous jouons des équipes très bonnes, ce qui permet de se frotter à des joueurs de niveau international. C'est bien de voir où on en est par rapport a eux.
10) On est tous persuadé que tu reviendras à l'excellent niveau que tu as eu à Brive. Qu'est-ce qui pourrait être le détonateur ?
Je ne pense pas avoir perdu le niveau que j'avais à Brive. La seule chose, c'est que je n'ai pas la réussite que j'ai eu les autres années. Il n'y a pas de raison que ça ne revienne pas. Je m'entraine toujours autant et les résultats sont bons à l'entrainement, la confiance revient petit à petit. L'élément qui pourrait étre déclencheur serait peut être de faire un bon match en Italie ce week-end et que les tirs au but se passent bien.
11) Enfin, comment te sens-tu à Dax ? Y a-t-il des choses qui t'ont surprises par rapport à ce que tu connaissais ailleurs ?
Je me sens vraiment trés bien à Dax. L'ambiance est très bonne au sein du club, la région est superbe et les gens très accueillants. Il ne me manque que la réussite au pied et ça serait le top. La chose qui m'a le plus surpris c'est l'accueil des gens. Les gens sont prêts à vous rendre un service quand ils le peuvent et c'est vrai que cette qualité est plus développée qu'en Corrèze.
Merci infiniment Maxime pour ta gentillesse.
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Retrouvez ci-dessous l'interview de Pierre Caillet. Un grand merci à lui et un prompt rétablissement.
1) Bonjour, tout d'abord, comment vas-tu ?
Salut Bruno, écoute ça va je me remets doucement de ma fracture au bras je pensais que ce serait moins long mais je vois bientot le bout du tunnel; j'espere reprendre d'ici 1 à 2 semaines.
2) Tu semblais un des joueurs les plus affutés lors des matchs d'avant saison. Cette blessure a-t-elle marqué un coup d'arrêt ou as-tu pu travailler physiquement ?
Oui c'est vrai que j'avais fait beaucoup d'effort à l'intersaison et pendant la préparation pour travailler mes points faibles et il est vrai aussi que cette blessure arrive au mauvais moment mais j'ai eu la chance de travailler énormement le physique car je peux courrir.
3) Comment juges-tu les deux premiers matchs de l'équipe et en quoi te semble-t-elle avoir progressé ou régressé ?
Le premier match contre le Stade Français m'a beaucoup déçu. L'équipe avait vraiment à coeur de gagner ce match. C'est allé tout de travers. Quant au second match, on a vu une équipe de Dax avec du caractère qui a su rebondir suite à la défaite du premier match. L'équipe a progressé sûrement mais il faut attendre ce week-end pour juger. L'année passée, on prenait des points à l'extérieur mais la semaine d'après on perdait à la maison donc attendons.
4) Les supporters n'ont pas été indulgents après Paris ? Cela entraine-t-il un sentiment d'injustice et de révolte chez les joueurs ?
Je pense que oui. Entendre des sifflets sur notre terrain de la part de nos supporters que l'on soit sur le terrain ou dans les tribunes blesse. Ce n'est pas agréable mais c'est le sport. Les joueurs ont à coeur de prouver leur qualité. Je pense que l'on doit plus s'entraider, les joueurs, les supporters, nous ne sommes pas si differents nous avons le même but maintenir Dax. Alors venez nous encourager venez nous parler après les match, poser vos questions. Dax est un club famillial, on a des fois l'impression qu'on se snobe les uns les autres à Maurice Boyau.
5) Avec l'un des meilleurs numéros 8 mondiaux de ces dernières années à la tête de l'équipe, as-tu le sentiment de déjà progresser à ce poste ? Sens-tu que vous, troisième ligne centre, on vous regarde un peu différemment à l'entrainement ?
Je pense deja avoir beaucoup progressé à son contact l'année passée, pour les conseils je suis sûr qu'il n'hésitera pas à nous en faire à moi et à Janie. Je n'ai pas l'impression d'être regardé différemment à l'entrainement, vous savez il a 35 joueurs à regarder.
Par contre c'est sûr que lorsqu'on est titularisé par Thomas au poste de troisième ligne centre il en découle une certaine fierté et confiance.
6) Peux-tu nous parler un peu de Janie Bornman, qui a fait bonne impression ?
Tout à fait Janie a fait un très bon match contre le stade francais, c'est un joueur pénétrant et il est sûr qu'il rendra de nombreux services à cette equipe de Dax. Il s'intègre bien dans le groupe, je lui souhaite une bonne saison.
7) As-tu travaillé spécifiquement les mêlées à 5 mètres, où le rôle du 8 peut s'avérer primordial avec le recul de la défense ?
Oui et non, on s'adapte à la règle au fur et à mesure des matchs mais il vrai qu'il y aura des coups à jouer.
8) Un petit mot sur Montpellier. Connais-tu bien cette équipe et que redoutes-tu d'elle ?
Montpellier est une bonne équipe, comme toutes les équipes qui se présenteront à Maurice Boyau cette année je pense qu'ils seront beaucoup plus performants au niveau des lignes arrières que l'année passée. Mais ils ont perdu je pense des joueurs clefs du groupe des précédentes saisons où ils ont lutté pour le maintien (Bert, Diomandé, Bortulussi). Ils sont remplacés par des étrangers, la mayonnaise peut prendre du temps.
9) Que peut-on te souhaiter pour cette année sportive ?
La santé, que l'usd accroche le maintien, et que j'arrive a hausser mon niveau de jeu de match en match
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Avec sa sympathie habituelle, Nicolas Decamps a répondu à nos questions. Merci beaucoup.

Bonjour Nico, tout d'accord, comment vas-tu ?
Ca va, merci. J'ai toujours quelques gênse avec mes cervicales mais je suis sur qu'au fur et à mesure des matchs ce ne sera qu'un mauvais souvenir.
Le préparateur physique a changé. Sens-tu le groupe mieux préparé que l'an passé ?
Ce n'est pas tout à fait vrai. Vincent Piccolo est toujours présent; il est épaulé par Olivier Rieg afin qu'on soit prêts physiquement. Pour ce qui est de la préparation par rapport à l'an dernier, je ne peux pas trop comparer car les deux prépa ont été totalement différentes en raison du temps disponible. Mais je pense que l'on a bien travaillé quand même. C'est surtout au milieu de la saison que l'on aura la réponse.
Les entraîneurs aussi ont changé, y a-t-il eu beaucoup de nouveautés dans la préparation de la saison ?
En effet, avec Thomas qui est passé coach en chef, il y a eu pas mal de changements. Je dois dire que les entraînements sont beaucoup plus sérieux au niveau de l'attention et du comportement du groupe.
Peux-tu nous dire comment est vécu la fin des mêlées simulées par un pilier ?
Et bien pour les piliers, ça nous fait plutôt plaisir vu que l'on sera toujours 4 piliers et 2 talons sur la feuille de match donc nous aurons vraiment tous l'occasion de jouer et d'apporter notre pierre à l'édifice. Maintenant, on aura intérêt à avoir une mêlée performante.
L'Usd ne fait pas partie des favoris et même beaucoup d'observateurs nous condamnent avant le début de la saison. Comment le groupe vit-il cette situation ?
On s'attendait à cette situation et d'ailleurs elle est très logique nous étions 13eme l'an dernier. A nous de montrer que la 12ème place n'était pas très loin.
A ton avis, le groupe s'est-il renforcé ? En quoi l'équipe te semble-t-elle mieux armée ?
D'un point de vue personnel je pense que oui. Le fait de récupérer déjà deux très bons joueurs au pied (Max et David) et des joueurs d'expérience (Marticorena et Aramburu) ne peut qu'aider le groupe.
L'an passé, le groupe semblait manquer de joueur capable de franchir le rideau de défense adverse. A part Williams à Perpignan, l'équipe a souvent pêché dans ce secteur. Te paraît-on mieux armés ?
Au vue des matchs amicaux, je dirais non à part Marticorena et Nanuku sur quelques relances, on a pas trop vu de défenses transpercées mais on a bon espoir tout de même. Je pense que l'équipe montrera son vrai potentiel durant la saison.
Les nouvelles règles vont changer pas mal de choses. Comment l'USD s'y est-elle préparée ? Crois-tu qu'elles peuvent favoriser le jeu d'un club comme Dax au détriment d'équipes plus statiques ?
Je préfère ne pas trop m'avancer sur cette question car elle donne encore plus de pouvoir décisionnel à l'arbitre et donc il gérera vraiment les matchs et personnellement j'ai déjà trop vu les arbitres tuer des matchs donc wait and see.
Le début de saison s'annonce délicat avec la réception du Stade Français ? Est-ce un avantage de jouer un "gros " à la maison d'entrée ? Comment aborde-t-on ce match : en se disant que l'on a rien à perdre ou avec une grosse pression ?
C'est sur que c'est toujours mieux de gagner son premier match et que l'on aura fort à faire. Mais bon si nous sommes en top 14 c'est pour jouer des matchs comme ça et surtout pour tout faire pour les gagner. Ce qui est sûr c'est que quel que soit le résultat il ne faudra pas s'emballer ni s'enfoncer. La saison sera encore une fois bien longue.
Le retour des Montois en top 14 t'a-t-il surpris ? Penses tu que cette équipe sera plus proche du Auch de l'an passé ou du Montauban d'il y a deux ans ? Et connais-tu la date du match aller entre les deux clubs ?
Oui ces petits montois m'ont vraiment étonné mais ils méritent leur place ils ont fait une saison extraordinaire l'année dernière alors que personne ne les attendait. Comme pour nous, leur saison va être difficile. Pour ce qui est de leur style de jeu, j'espère qu'ils feront du jeu à la Montoise, comme ça chacun son style (rires) ! Non je ne sais pas trop ce qu'ils vont proposer comme match mais je sais qu'il y aura deux matchs titanesques en vue.
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Après avoir signé pour deux ans à Dax, David Bortolussi répond à nos questions. Merci David et bienvenue.
Allezdax.com : Bonjour David et merci de ta disponibilité. Tout d'abord, où en es-u au niveau de tes pépins physiques?
David Bortolussi : Je suis en phase de reprise , j'ai repris la course .
AD : Après avoir enchainé plusieurs saisons de haut vol, cela doit être terriblement frustant d'en faire une quasi blanche. Comment l'as-tu vécue ?
DB : J'ai vecu cette période difficilement, il est dur de voir les copains sur le terrain se faire plaisir mais cela m'a permis de grandir mentalement et physiquement.
AD : Tu arrives à Dax sans connaître la division dans laquelle tu vas évoluer l'an prochain ? Ce n'est pas un problème ?
DB : Non je pense que l'équipe de Dax est une bonne equipe. Que se soit en Top14 ou en proD2 je pense que nous allons prendre beaucoup de plaisir sur le terrain l'année prochaine, ce qui est important au rugby.
AD : Connais-tu beaucoup de monde dans l'effectif de l'USDAX ?
DB : J'en connais quelques uns. Nicolas Decamps et Julien Brugnaut que j'ai connus à Bègles puis à Montpellier, Florian Argel lors de mes etudes, et Ludovic Courtade avec qui j'ai joué à Riscle.
AD : Peux-tu jouer à d'autres postes que celui de 15 ?
DB : Oui. J'ai deja joué ailier et demi d'ouverture mais le poste que j'apprécie est arrière.
AD : Tu as fait la coupe du monde avec l'Italie, coupe du monde assez décevante de la part de la squadra. Pouurtant, on a le sentiment que le rugby transalpin progresse. Tu confirmes ?
DB : Oui le rugby italien est en pleine progression vers le professionalisme. La venue de Pierre Berbizier et de Nick Mallett a fait que la squadra a su mettre en place un nouveau style de jeu que nous essayons de faire progresser lors de nos différentes rencontres sportives. Malgré notre coupe du monde décevante et un tournoi plutôt satisfaisant les supporters sont de plus en plus nombreux à chaque rendez-vous.
AD : Enfin, l'an prochain, certaines règles vont évoluer avec notamment le positionnement des défenses à 5 mêtres sur les mêlées. Tu penses que cela peut influencer le jeu ?
DB : Oui je pense que les nouvelles règles vont emmener un nouveau souffle au rugby, il y aura plus de jeu, plus de mouvement et donc plus de rythme.
AD : un petit pronostic pour samedi pour DAX/MHRC ?
DB : Joker !
Merci beaucoup !